Photographie immobilière : ce qui fait réellement vendre
Verticales droites, fenêtres non brûlées, ordre des images : les détails techniques qui font qu'un bien se visite : ou pas.

Un bien correctement photographié génère nettement plus de visites qu'un bien photographié au smartphone. Ce n'est pas une question d'esthétique : c'est une question de lisibilité.
Les verticales doivent être droites
C'est le premier réflexe de l'œil. Des murs qui penchent donnent une impression d'instabilité, même sans que l'on sache pourquoi. Trépied, niveau, et redressement en post-production : non négociable.
Les fenêtres ne doivent pas être blanches
Une fenêtre brûlée coupe visuellement la pièce et supprime toute information sur l'extérieur, vue, orientation, luminosité réelle. La solution est la fusion d'expositions : plusieurs prises de vue combinées pour conserver à la fois l'intérieur et l'extérieur.
Le grand-angle, oui, l'ultra grand-angle, non
Un 16 mm fait paraître un salon immense. À la visite, la déception est immédiate, et la confiance perdue. Je travaille autour de 20-24 mm équivalent : assez large pour montrer le volume, assez juste pour ne pas mentir.
L'ordre des photos raconte la visite
La première image doit être la plus forte, c'est celle qui déclenche le clic. Ensuite, on suit le parcours réel d'une visite : entrée, séjour, cuisine, chambres, extérieur. Un enchaînement logique retient l'attention bien plus longtemps qu'une succession désordonnée.
Ce qui compte avant l'appareil
Ranger. Allumer toutes les lumières. Ouvrir les rideaux. Retirer les objets personnels. Une demi-heure de préparation améliore davantage le résultat final que n'importe quel matériel.


