Pourquoi je livre moins de photos qu'avant
Passer de 1200 à 600 images livrées n'a pas été une économie de temps. C'était une décision éditoriale : et mes clients y ont gagné.

À mes débuts, je livrais tout ce qui était techniquement correct. Douze cents images pour un mariage. Je croyais offrir davantage.
Le problème d'une galerie de 1200 images
Personne ne regarde mille deux cents photos. On en parcourt deux cents, on se lasse, on ferme l'onglet. Le tri est reporté sur le client : c'est-à-dire qu'il n'a jamais lieu.
Pire : les images fortes se noient. Sur quinze variantes du même instant, la meilleure passe inaperçue au milieu des quatorze autres.
Ce que le tri produit
Aujourd'hui je livre entre quatre cents et sept cents images pour un mariage. Chacune a été retenue parce qu'elle apporte quelque chose : un moment, une émotion, une information sur le déroulé.
Le résultat se voit à l'usage : mes clients regardent l'intégralité de leur galerie, en font des albums, en impriment. Ils ne l'auraient pas fait devant mille deux cents fichiers.
Trier, c'est le métier
Sélectionner est un travail éditorial, pas une soustraction. C'est ce qui distingue un reportage d'un déversement de fichiers.
C'est aussi la partie la plus longue : deux jours de tri pour un mariage, contre douze heures de prise de vue.
L'objection habituelle
« Et si vous supprimez une photo à laquelle je tenais ? »
Les images écartées ne sont pas détruites : elles sont archivées deux ans. Sur cent cinquante mariages, la demande s'est présentée quatre fois. À chaque fois, la photo existait toujours.


